1) Ouest-France :
http://www.ouest-france.fr/Laicite-Le-discours-de-Sarkozy-a-evolue-/re/actuDet/actu_3636-704544------_actu.html
Philippe Portier est directeur du groupe « Religions, sociétés, laïcités » à l'École pratique des hautes études.
Quoi de neuf sur la laïcité en France après le passage du pape ?
Du côté de l'Église, on note une grande continuité, quand le pape insiste sur les racines chrétiennes de la France, quand il affirme le rôle irremplaçable de la religion dans la construction
d'un consensus éthique. Et rappelle que l'Église catholique doit être écoutée par l'État.
Et dans les propos du chef de l'État ?
Continuité, aussi, quand Sarkozy rappelle l'importance de la religion dans la réflexion autour de la dignité de l'homme. Il faut, souligne-t-il, placer les religions au coeur des dispositifs de
dialogue. Mais évolution, quand il insiste, plus que dans des discours précédents, sur la pluralité des racines de la culture française. Le chef de l'État a évoqué le judéo-christianisme, bien
sûr, mais il n'a pas oublié la Grèce et les Lumières. Ensuite, il y a une ouverture plus nette aux incroyants, qu'on ne définit plus par le manque et notamment le manque d'espérance. Enfin, on
relève une ouverture aux autres religions appelées, elles aussi, à apporter leur contribution. C'est donc une approche beaucoup moins catholico-centrée qu'à la basilique du Latran, car Sarkozy
a enregistré les remarques nées de la polémique.
Ce qui n'empêche pas une relance de cette polémique autour de sa « laïcité positive »...
C'est une polémique extrêmement limitée. Il faut quand même noter l'échec complet des manifestations laïques auxquelles le PS s'est bien gardé de participer. Peut-être 1 500 personnes
mobilisées ? On n'est plus au début du XXe siècle ni même en 1950. Les prises de position politiques sont également très convenues.
Elles reposent sur l'idée que la laïcité est intangible. Et il s'agit plus d'arguments polémiques contre Sarkozy que dément, d'ailleurs, la pratique des socialistes, quand ils sont au pouvoir,
notamment au niveau local. On remarquera que jamais l'Église et le pape ne sont attaqués en tant que tels.
Recueilli par Pierre TANGUY.
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2) Les Echos
http://www.lesechos.fr/info/france/4772447.htm
LES ECHOS : (16 septembre)
Laïcité : le pape achève sa visite, le PS poursuit ses critiques
Le PS s'est une nouvelle fois insurgé contre la conception de la laïcité défendue par Nicolas Sarkozy alors que s'est achevée hier la visite de quatre jours du pape Benoît XVI en France. Le
chef de l'Etat est « sorti totalement de son rôle » avec son « discours qui remet en cause ce qu'est la laïcité », a affirmé Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, lors du
point de presse hebdomadaire du PS : « Au lieu de garantir ce que sont les fondements de la République, la laïcité en particulier (...), il est venu s'immiscer en tant que président de la
République dans un débat où il n'aurait pas dû venir », a-t-il affirmé. Le pape Benoît XVI a par ailleurs terminé sa visite hier à Lourdes par une messe aux malades. Il a estimé « nécessaire
une nouvelle réflexion » sur la laïcité et a appelé l'Eglise de France à assumer les positions conservatrices qu'il a exposées.
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3) Libération :
http://www.liberation.fr/actualite/societe/352161.FR.php
La visite du pape en six lettres
CATHERINE COROLLER
QUOTIDIEN : mardi 16 septembre 2008
L COMME LAÏCITÉ
Vendredi midi, à l’Elysée, le pape rend hommage à «l’expression, belle, de "laïcité positive"» employée à plusieurs reprises par Nicolas Sarkozy. Se posant en interlocuteur du
gouvernement français sur le sujet, Benoît XVI affirme que «restent encore ouverts certains terrains de dialogue qu’il nous faudra parcourir et assainir peu à peu», et appelle à
une «nouvelle réflexion sur le vrai sens et sur l’importance de la laïcité». Pour lui, l’opinion publique y est prête car «les présupposés sociopolitiques d’une antique méfiance ou
même hostilité [entre l’Etat et l’Eglise] s’évanouissent peu à peu», affirmera-t-il, samedi soir, dans son discours aux évêques.
R COMME RACINES CHRETIENNES
Vendredi soir, au collège des Bernardins où est réuni le «monde de la culture», Benoît XVI revient sur «les racines de la culture européenne». Pour lui, ce qui a
«fondé» cette culture, c’est «la recherche de Dieu et la disponibilité à l’écouter». «Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif comme non
scientifique la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme, dont les conséquences ne
pourraient être que graves», déclare-t-il.
Dans son discours prononcé hier à l’aéroport de Tarbes, Benoît XVI a rappelé que «la culture et ses interprètes sont [pour moi] des vecteurs privilégiés du dialogue entre la foi et la
raison, entre Dieu et l’homme».
(+ D comme Dieu , I comme idoles, J comme jeunes, M comme mariage)
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4) 20 minutes
http://www.20minutes.fr/article/252548/France-Le-Sarko-catho-ne-fait-pas-l-unanimite.php
Le Sarko catho ne fait pas l'unanimité
Nicolas Sarkozy est un récidiviste. Neuf mois après son discours à la basilique de Saint-Jean-de-Latran, à Rome, le président de la République a redéfendu ce week-end devant le pape Benoît XVI
une « laïcité positive ». Une redéfinition de la laïcité à la française qui a relancé la polémique, à gauche mais aussi à droite, sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
(...)
Un virage politico-religieux qui pourrait avoir des retombées dans le débat public. Pour la journaliste Caroline Fourest*, Nicolas Sarkozy « souhaite que l'on tienne davantage compte de l'avis
de l'Eglise sur des sujets comme l'avortement, l'euthanasie, ou la recherche sur les cellules souches [...] Ce n'est plus l'intérêt général qui prime mais le respect des sensibilités
religieuses ».
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5) Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/09/15/01016-20080915ARTFIG00277-le-pape-reclame-des-gestes-sur-la-laicite-positive-.php
Le Pape réclame des gestes sur la «laïcité positive»
Guillaume Tabard - 15/09/2008 ---
le successeur de Jean-Paul II a rappelé que l'Église, dans son approche de la laïcité, ne cherchait pas à défendre ou conquérir des positions dominantes, mais parler et dialoguer «avec
liberté». «L'Église ne revendique pas la place de l'État et ne veut pas se substituer à lui». Prenant acte, de manière sans doute optimiste, que les «présupposés sociopolitiques d'une antique
méfiance, ou même d'hostilité, s'évanouissent peu à peu», Benoît XVI réclame «une saine collaboration entre la communauté politique et l'Église».
Instance de dialogue
Dans son discours, le Pape s'en est tenu à ce principe général, sans citer d'exemples de cette «collaboration». Il souhaite que la main tendue par Nicolas Sarkozy, en décembre au Latran
et vendredi à l'Élysée, soit saisie par les autorités catholiques. L'outil de dialogue existe, a-t-il rappelé, en mentionnant l'instance de dialogue entre l'Église et l'État, mise en place en
2000 par Lionel Jospin. «De nombreux points, prémices d'autres qui s'y ajouteront selon les nécessités, ont déjà été examinés», dit-il. Ainsi, un pas a été accompli il y a quelques mois pour la
reconnaissance des diplômes délivrés par les universités catholiques.
Au passage, Benoît XVI glisse une précision lourde de sens. «Au nom du Saint-Siège, le nonce apostolique (l'ambassadeur du Vatican, NDLR) siège naturellement», dans cette instance. Autrement
dit : l'enjeu n'est pas la défense d'une communauté parmi d'autres au sein de la société française ce serait le rôle des seuls évêques de France , mais la prise en compte par la France d'une
vision portée par l'Église catholique en tant que telle.
En revenant sur ce thème de la laïcité, Benoît XVI a en quelque sorte encouragé le chef de l'État à ne pas renoncer à son ouverture sous prétexte de polémique. Une polémique qui est d'ailleurs
restée limitée durant le week-end.
6) France-Soir :
http://www.francesoir.fr/politique/2008/09/15/polemique-bataille-autour-de-la-laicite.html
France-Soir :
Polémique - Bataille autour de la laïcité
Thomas De Rochechouart, le lundi 15 septembre 2008 à 04:00
« La laïcité positive » défendue vendredi par le chef de l’Etat a provoqué une multitude de réactions au sein de la classe politique.
(France-Soir les évoque les unes après les autres)