
1) RTL
.(Interviews de Patric Eveno, historien de la presse écrite), Laurent Joffrin (directeur de Libération), Francis Morel, (président du syndicat de la presse quotidienne Nationale et DG du groupe
Le Figaro), David Guiraud, (directeur général du groupe Le Monde)
Pour entendre ces interviews, aller sur le site :
http://www.rtl.fr/fiche/2068296/coup-d-envoi-des-etats-generaux-de-la-presse.html
2) Le Monde :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/10/02/les-etats-generaux-de-la-presse-nouvel-episode-des-relations-de-sarkozy-avec-la-presse_1102173_823448.html
Le coup d'envoi des Etats généraux de la presse a été donné jeudi 2 octobre. Pendant deux mois, quatre groupes de travail seront chargés de réfléchir à l'avenir de la presse. Un exercice inédit mis en place par un homme qui entretient des rapports complexes avec les médias.
Car Nicolas Sarkozy a une très bonne connaissance des médias et de la façon dont ils fonctionnent. "Cette réputation de professionnel des médias, il y tient (...). D'abord, il crée l'actualité, ensuite, il la commente. Il faut pour cela avoir un sens aigu des 'sujets qui marchent' – il l'a – et connaître les contraintes et le lectorat de chaque média afin d'adapter son message – il connaît", écrivait Philippe Ridet dans Le Monde en février 2007. Le sociologue Denis Muzet va même jusqu'à parler de "gouvernance médiatique". Pas une semaine ne passe, en effet, sans que le président de la République – ou désormais son épouse – ne soit à la "une" d'un quotidien, d'un magazine d'informations ou d'un hebdomadaire de la presse people. En 2007, selon Patrick Bartement, directeur général de l'OJD, "l'effet Sarkozy" a même gonflé les ventes de journaux. L'année dernière, "il y a eu environ 252 couvertures sur l'univers Sarkozy. Et "l''effet Sarkozy' a fait vendre 110 millions d'exemplaires de plus" qu'en 2006, ajoute-t-il.
DES PATRONS DE PRESSE COMME AMIS
Cette très bonne connaissance des médias, M. Sarkozy la doit aussi à ses amitiés avec la plupart des patrons de presse : Martin Bouygues (TF1) est le parrain de son plus jeune fils ; Arnaud Lagardère (groupe Hachette et actionnaire minoritaire du Monde interactif) le présente comme un "frère" ; Vincent Bolloré (Direct 8, Direct Matin et Direct Soir) lui a prêté un yatch au lendemain de sa victoire à l'élection présidentielle ; Bernard Arnault et Nicolas Beytout sont également des proches. Interrogé dans un entretien au Nouvel Observateur en décembre 2007 sur sa proximité avec des patrons de presse, M. Sarkozy répondait : "Si je suis le seul risque pour l'indépendance de la presse, vous pouvez dormir tranquilles."
Pourtant, à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a été accusé d'être intervenu dans les médias : au lendemain de l'élection présidentielle pour empêcher la publication d'un article dans Le Journal du dimanche sur le non-vote de Cécilia Sarkozy au second tour de l'élection, ou encore à l'été 2006 pour mettre à l'écart Alain Genestar, le rédacteur en chef de Paris-Match, qui avait publié les photos de Cécilia Sarkozy au bras de son "compagnon" Richard Attias. Dernier exemple en date : le départ de Patrick Poivre d'Arvor du "20 heures" de TF1. Selon son entourage, le journaliste reste persuadé que "son éviction du 20 heures est politique" et serait liée à son refus de voir arriver Nicolas Beytout, l'ex-directeur de la rédaction du Figaro, à la direction de l'information de TF1.
"IL Y A UNE RÉGRESSION DÉMOCRATIQUE"
L'arrivée de son ancien directeur adjoint de campagne, Laurent Solly, à la direction de TF1 ne pose pas non plus de cas de conscience à Nicolas Sarkozy, pas plus que la nomination de Christine Ockrent, compagne de son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, à la direction générale de France Monde, la chaîne d'informations internationales. A l'inverse, pas question de laisser passer ce qu'il convient désormais d'appeler "l'affaire du texto" : en février, fait sans précédent, le chef de l'Etat porte plainte pour "faux et usage de faux et recel" contre le site Internet nouvelobs.com, avant de finalement se rétracter.
Entre séduction et pression, le style Sarkozy inquiète les professionnels des médias et jette le trouble sur les réformes en cours. "Il y a une régression démocratique, dénonçait en juin dans Le Monde François Malye, secrétaire général du Forum des sociétés de journalistes. On assiste à une reprise en main par des grands acteurs qui veulent mettre de l'ordre dans les médias." Attaques répétées de l'UMP et du chef de l'Etat contre l'AFP, réforme de l'audiovisuel public, loi sur la protection des sources, atteintes sur les droits d'auteur..., au final, rien n'aura été fait ces derniers mois pour que ces Etats généraux de la presse se déroulent dans la sérénité la plus totale.
3) L'express :
http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=79890
Jeudi 2 octobre 2008, mis à jour à 14:45
Nicolas Sarkozy prône la création de grands groupes de presse
Nicolas Sarkozy prône la création de grands groupes français de presse de dimension internationale pour aider les quotidiens concurrencés par la presse gratuite et internet à sortir de la crise.
Devant près de 400 représentants de la profession et des groupes de presse, le chef de l'Etat a martelé que la presse écrite française n'avait aujourd'hui pas d'autre choix que de se réformer en profondeur pour survivre.
Les journaux français reçoivent une aide importante de l'Etat - un milliard d'euros chaque année - et pourtant ils coûtent cher et sont mal distribués: tel est le paradoxe mis en avant par Nicolas Sarkozy qui a donné deux mois aux acteurs concernés pour s'entendre sur des propositions.
"Il s'agit de se mettre d'accord sur un certain nombre de changements à mettre en oeuvre tout de suite pour que la presse écrite française sorte des difficultés inacceptables qui sont les siennes depuis 30 ans qui ne font que s'aggraver et qui s'aggraveront encore si on ne fait rien", a-t-il déclaré dans un discours lors des états généraux de la presse.
"Il (l'Etat) ne se laissera imposer aucun immobilisme, aucun corporatisme, aucune habitude mauvaise", a-t-il prévenu.
Le chef de l'Etat a annoncé la création de quatre groupes de travail qui devront discuter "sans tabou" des difficultés à la fois structurelles qui touchent l'ensemble de la presse écrite dans le monde mais aussi des problèmes spécifiques à la France: coûts d'impression élevés, faiblesse du réseau de distribution, manque d'assise financière des entreprises de presse.
Ces difficultés ne constituent selon lui pas une "fatalité". "La réalité c'est qu'il existe encore une demande lorsque l'offre répond aux attentes et qu'elle est bien distribuée", a-t-il souligné en évoquant l'augmentation de la diffusion des journaux gratuits ou des quotidiens Le Parisien ou Les Echos.
"RÉVOLUTION"
Il a plaidé pour une réforme de la législation de la presse qui date en grande partie de la Libération après la Seconde guerre mondiale et souhaité la création de grands groupes de presse de dimension internationale présents sur plusieurs supports sur le modèle des groupes anglo-saxons.
Le chef de l'Etat a par ailleurs exprimé des réserves sur le développement de la presse gratuite et numérique.
"C'est une folie de croire que la publicité financera un jour toute l'information : la gratuité c'est une vue de l'esprit et la mort de la presse", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il ne croyait pas au "basculement brutal, irrémédiable et encore moins total de la presse imprimée vers l'univers numérique".
Il s'est à ce titre interrogé sur la stratégie de certains journaux, comme Libération, qui mettent en ligne une partie de leurs articles sur leur site internet.
Un premier bilan des discussions doit être réalisé dans deux mois. La ministre de la Culture, Christine Albanel, a toutefois déclaré devant la presse que les discussions "déborderaient certainement sur 2009".
Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l'Express, s'est félicité devant les journalistes que "tous les mots qui fâchent et tabous aient été mis sur la table".
"La presse a besoin de faire sa révolution. Elle l'a faite en partie technologiquement. Il faut que la révolution des mentalités elle suive", a-t-il ajouté, soulignant que le chef de l'Etat avait pris l'engagement d'accompagner "fiscalement, en matière législative, en matière réglementaire, en matière financière", la réforme de la presse.
Gwénaëlle Barzic, édité par Yves Clarisse
4) Le Nouvel Observateur :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/presse/20081002.OBS3871/les_groupes_de_travail_et_leurs_presidents.html
ETATS GENERAUX DE LA PRESSE
Les groupes de travail et leurs présidents
NOUVELOBS.COM | 02.10.2008 | 15:15
V
oici les quatre groupes de travail constitués jeudi 2 octobre pour organiser les travaux des états généraux de la presse avec à leur tête des personnalités ayant toutes une grande expérience du monde de la presse. Ces groupes dialogueront via un comité de pilotage dont la coordination sera assurée par Bernard Spitz, conseiller de l'ancien premier ministre socialiste Michel Rocard, et membre du collectif de réflexion de centre gauche des Gracques :
> Pôle chargé de "réfléchir à l'avenir des métiers du journalisme":
Bruno Frappat, 63 ans, est depuis avril 2005 le président du directoire de Bayard Presse, groupe catholique de presse et édition multimédia, (détenu par les Assomptionnistes), présent dans 41 pays avec quelque 140 magazines.
Bruno Frappat a été journaliste au Dauphiné Libéré puis au Monde de 1968 à 1994, dont il a été notamment directeur de la rédaction (1991-1994).
Il a alors rejoint Bayard pour devenir directeur de la rédaction de La Croix, directeur délégué puis directeur du quotidien (1996-2005). En 1999, il est nommé membre du Comité de direction générale de Bayard, puis en 2000 directeur général, membre du directoire de Bayard.
> Pôle dédié au "processus industriel de la presse" :
Arnaud de Puyfontaine, 44 ans, est l'ancien Pdg de Mondadori France, qui regroupe les activités françaises du groupe italien Mondadori. Il a quitté ce groupe, qui est le troisième éditeur de presse magazine en France, le 1er août.
Arnaud de Puyfontaine est diplômé de l'Ecole supérieure de commerce de Paris. De 1990 à 1994, il a été éditeur puis directeur délégué au Figaro. Président d'Emap France depuis octobre 1999, M. de Puyfontaine avait mené la cession d'Emap France, en juin 2006, à Mondadori, contrôlé par la holding Fininvest de Silvio Berlusconi. Il a été président de l'Association pour la promotion de la presse magazine (APPM) de 2004 à 2007.
> Pôle "presse numérique":
Bruno Patino, 43 ans, qui vient d'accéder à la direction de France Culture, est un spécialiste des relations entre la presse et internet.
Ce docteur en sciences politiques, également diplômé de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), a notamment pris en charge le destin numérique du Monde, en dirigeant sa filiale Le Monde Interactif.
Il a fait du site lemonde.fr une référence en matière de contenu et de traitement de l'information et un exemple de rentabilité sur le numérique.
Touche-à-tout à l'allure juvénile, il a également présidé Télérama et la régie publicitaire du groupe Le Monde, dont il deviendra brièvement vice-président du directoire en 2007.
Il dirige l'école de journalisme de Sciences-Po Paris et est l'auteur avec Jean-François Fogel d'un essai de référence sur "Une presse sans Gutenberg".
> Pôle chargé des questions relatives aux "rapports entre la presse et la société":
François Dufour, 46 ans, est le co-fondateur du groupe Play Bac et le rédacteur en chef des seuls quotidiens français destinés aux enfants : Mon Quotidien (né en 1995) et ses petits frères Le Petit Quotidien et L'Actu. A eux trois, ils comptent 200.000 abonnés.
Diplômé de Science-Po, il est le représentant des quotidiens nationaux français à l'Association mondial des journaux (AMJ).
Convaincu que la crise de la presse est une "crise du contenu", il a avancé en janvier dix propositions pour sauver les quotidiens d'actualité. Parmi elles: rendre les journaux plus visuels, plus explicatifs, plus pratiques, s'interroger davantage sur ce qui intéresse les lecteurs, et en particulier les lectrices, offrir davantage de sport et de sujets nationaux...
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http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20081002.OBS3747/sarkozy__la_gratuite_cest_la_mort_de_la_presse.html
PRESSE
Sarkozy : "La gratuité, c'est la mort de la presse"
NOUVELOBS.COM | 02.10.2008 | 15:50
"Je crois dans l'avenir de la presse payante car je crois dans la valeur de l'information vérifiée, analysée, triée, hiérarchisée", a déclaré le chef de l'Etat en lançant les états généraux de la presse à l'Elysée.
Lors de son discours de lancement des états généraux de la presse jeudi 2 octobre à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a jugé que que "la gratuité" de la presse, "c'est une vue de l'esprit, et la mort de la presse écrite".
"Qu'il soit sur papier ou sur internet, je crois dans l'avenir de l'écrit car, plus que jamais dans le monde complexe qui est le nôtre, je crois dans la nécessité de l'analyse et de l'investigation", a-t-il déclaré.
"Je crois dans l'avenir de la presse payante car je crois dans la valeur de l'information vérifiée, analysée, triée, hiérarchisée", a-t-il indiqué.
"Je ne crois pas qu'il arrivera un jour où plus personne ne sera d'accord pour acheter chaque matin un journal", a-t-il dit.
"C'est une folie de croire que la publicité financera un jour toute l'information: la gratuité, c'est une vue de l'esprit et la mort de la presse écrite", a assuré le président de la République.
"Je n'oppose pas la presse gratuite et la presse payante", a-t-il toutefois précisé. "Si la presse gratuite a des annonceurs, c'est qu'elle a un public. Et si elle a un public, c'est qu'elle répond à un besoin", a estimé Nicolas Sarkozy.
Une crise "bien française"
Pour Nicolas Sarkozy, les états généraux de la presse sont un exercice "urgent" face à une crise "bien française", pour que "la presse dispose des conditions de son existence et de son développement".
Dans son discours, le chef de l'Etat a affirmé qu'il fallait s'interroger sur "l'efficacité des aides publiques" de l'Etat, "de vérifier que les règles créées à l'époque atteignent les buts fixés".
"Si ce n'est pas le cas, on change les règles", a-t-il averti.
"Il ne s'agit pas de rédiger un énième rapport sur le sujet, même si de très bons ont été écrits par le passé. Il s'agit de se mettre d'accord sur un certain nombre de changements à mettre en oeuvre tout de suite, pour que la presse écrite française sorte des difficultés inacceptables qui sont les siennes depuis 30 ans et qui ne feront que s'aggraver si l'on ne fait rien", selon lui.
"La presse doit être rentable, meilleur moyen pour elle d'être indépendante", a-t-il aussi jugé tout en reconnaissant qu'un journal "ne sera jamais un produit comme un autre".
Rôle important de l'Etat
Nicolas Sarkozy a défendu le rôle des pouvoirs publics dans le débat : l'Etat "ne se laissera imposer aucun immobilisme, aucun corporatisme, aucune habitude mauvaise", pour "dégager des solutions" pour la presse, a-t-il averti.
Le président a estimé que "ces états généraux ne sauraient être ceux de l'invective", refusant "approximations", "caricature" et "excès".
Le chef de l'Etat a notamment évoqué le syndicat du Livre de la CGT, accusé par les patrons de presse d'étouffer le secteur en maintenant des coûts élevés et en imposant un manque de souplesse dans les relations du travail. "Vilipender le syndicat du Livre pour passer sous silence la responsabilité des éditeurs est tellement classique", a-t-il estimé.
"A l'époque où il était si facile de flatter les jeunes en fermant les yeux sur le téléchargement illégal, je me suis battu pour défendre le droit d'auteur des artistes et des producteurs", a par ailleurs déclaré le président de la République.
"Aujourd'hui je me battrai pour affirmer que le droit d'auteur est un principe essentiel mais je veux dire, quitte à me fâcher avec tout le monde, qu'il est parfaitement irréel qu'au sein d'un même titre, on ne puisse éditer le même article sur plusieurs supports sans devoir le payer plusieurs fois", a ajouté Nicolas Sarkozy.
Quatre groupes de travail
"Un peu de bon sens sur une question de de cette nature ne serait pas totalement inutile", a-t-il précisé.
Nicolas Sarkozy a ensuite annoncé la constitution de quatre groupes, "pôles de débats et de concertation", dirigés par des personnalités "respectées et indépendantes".
Bruno Frappat, actuel président du groupe Bayard Presse, dirigera celui "chargé de réfléchir à l'avenir des métiers du journalisme".
Arnaud de Puyfontaine, ancien président de Mondadori France, présidera le groupe de travail dédié "au processus industriel de la presse".
Bruno Patino, directeur de France Culture, dirigera le pôle consacré à la presse numérique.
François Dufour, cofondateur du groupe Play Bac et rédacteur en chef de trois quotidiens pour enfants, sera "chargé de traiter les questions relatives aux rapports entre la presse et la société". "Je souhaite qu'une discussion franche aboutisse à des décisions ambitieuses, qui ne se résument pas au plus petit dénominateur commun, qui ne pourrait être que celui des aides de l'Etat. Mon objectif (...) est que nous dégagions des solutions partagées", a insisté le chef de l'Etat.
"D'ici deux mois, nous ferons un premier bilan d'avancement du processus", a conclu Nicolas Sarkozy.
"Un gigantesque problème de distribution"
La presse écrite est en proie à de profondes difficultés financières, tandis que gratuits et internet ont modifié les habitudes de consommation des lecteurs et bouleversé le modèle économique du secteur.
Le président va, après son allocution devant les professionnels de la presse, installer les différents "pôles de réflexion" chargés, sur le modèle du Grenelle de l'environnement, de réfléchir pendant deux mois à l'avenir de la presse.
Si la discussion se veut ouverte - certains débats devraient se dérouler sur un mode participatif - , Nicolas Sarkozy a déjà lancé quelques pistes de réflexion.
En annonçant ces états généraux en juin, le président avait relevé un "gigantesque problème de distribution" et s'était demandé s'il ne fallait pas créer des groupes multimédias "alors qu'aujourd'hui tout est fait pour les éviter", en référence aux seuils anti-concentration prévus par la loi.
Différentes attentes
Chez les professionnels, ces états généraux suscitent des attentes multiples. Du côté des éditeurs, la distribution apparaît effectivement comme une question centrale, entre développement des points de vente ou du portage des journaux à domicile.
Pour les syndicats de journalistes, la question de la qualité de l'information doit être placée au centre des débats. Syndicats et sociétés de journalistes souhaitent également que les débats permettent d'octroyer une reconnaissance juridique aux rédactions, afin de protéger leur indépendance.
Joffrin veut ouvrir les Etats généraux au public
Dans les colonnes du quotidien Libération mercredi 1er octobre, le directeur Laurent Joffrin appelait à ouvrir les états généraux de la presse au public. Il estimait notamment que la profession doit "procéder à un examen de conscience collectif" face à la crise de confiance de l'opinion.
"Si les journaux vont mal, ce n'est pas seulement en raison d'une évolution économique défavorable ou de l'indifférence supposée des pouvoirs publics. C'est aussi parce que les journalistes, pour une grande part, ont perdu la confiance de l'opinion", estimait Laurent Joffrin.
Au cours de ces états généraux, la profession "ne peut pas se contenter de réclamer de nouvelles aides", elle doit aussi "procéder à un examen de conscience collectif", en "abordant les sujets qui fâchent", jugeait-il.| Novembre 2009 | ||||||||||
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