Jeudi 24 mai 2007
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Avant les élections présidentielles du 6 mai 2007, la démocratie, selon les déclarations des politologues les plus avertis et des principaux acteurs de la vie politique eux-mêmes, la démocratie
était très malade.
J'évoque leurs propos dans l'introduction de mon petit livre "Quatre propositions simples pour améliorer la démocratie grandement".
Grâce au taux de participation élevé du premier tour et au bon choix du second, il paraît qu'elle se
serait miraculeusement relevée.
Dans son discours d'investiture du 16 mai, le nouveau président saluait "le peuple français qui
s'était levé pour dire sa foi en la démocratie".
voir la vidéo :
(pour le son, cliquer sur le triangle en dessous et à droite de l'écran)
Le soir du même jour, le président Sarkozy prenait l'avion pour Berlin afin de voir au plus vite,
avec la chancelière allemande comment réparer les conséquences du choix pourtant bien démocratique du peuple français de 2005 consistant à mettre au rencart la constitution européenne de l'Europe.
Il faut lui rendre cette justice que, dans sa campagne, il avait dit qu'il le ferait.
Bref. Attendons.
Je dois avouer qu'un président qui fait du jogging est meilleur pour le moral d'un peuple que s'il était grabataire.
J'avoue que Nicolas et Cécilia, chacun de leur côté et même les deux ensemble ont fait de bien beaux enfants qui font assez people dans le décor suranné de l'Elysée.
J'approuve que la première dame de France se soit emparée du fort de Brégançon dès le deuxième jour de son mandat où elle disposera d'un plus grand confort que si elle était allée au Club Med.
Donc là démocratie existe.
Le spectacle aussi, comme disait Guy Debord :
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Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation.
3
Le spectacle se représente à la fois comme la société même, comme une partie de la société, et comme instrument d'unification. En tant que partie de la société, il est expressément le secteur qui concentre tout regard et toute conscience. Du fait même que ce secteur est séparé, il est le lieu du regard abusé et de la fausse conscience ; et l'unification qu'il accomplit n'est rien d'autre qu'un langage officiel de la séparation généralisée.
4
Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.
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Le spectacle se présente comme une énorme positivité indiscutable et inaccessible. Il ne dit rien de plus que « ce qui apparaît est bon, ce qui est bon apparaît ». L'attitude qu'il exige par principe est cette acceptation passive qu'il a déjà en fait obtenue par sa manière d'apparaître sans réplique, par son monopole de l'apparence.
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Le caractère fondamentalement tautologique du spectacle découle du simple fait que ses moyens sont en même temps son but. Il est le soleil qui ne se couche jamais sur l'empire de la passivité moderne. Il recouvre toute la surface du monde et baigne indéfiniment dans sa propre gloire.
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Là où le monde réel se change en simples images, les simples images deviennent des êtres réels, et les motivations efficientes d'un comportement hypnotique. Le spectacle, comme tendance à faire voir par différentes médiations spécialisées le monde qui n'est plus directement saisissable, trouve normalement dans la vue le sens humain privilégié qui fut à d'autres époques le toucher ; le sens le plus abstrait, et le plus mystifiable, correspond à l'abstraction généralisée de la société actuelle. Mais le spectacle n'est pas identifiable au simple regard, même combiné à l'écoute. Il est ce qui échappe à l'activité des hommes, à la reconsidération et à la correction de leur oeuvres. Il est le contraire du dialogue. Partout où il y a représentation indépendante, le spectacle se reconstitue.